Jean Jaurès

jaures "J’ai le goût le plus vif pour la langue et pour les oeuvres de notre midi, du Limousin et du Rouergue au Languedoc et à la Provence. J’aime notre langue et j’aime la parler”.

Jean  Jaurès, La Dépêche (27 septembre 1909)

Lengà d'Oc

occitania70La lenga d'òc es polida,Es una istòria, Es una escòla, Es una escritura
La lenga d'òc es una fèsta, Se dança, Se canta, Se sauta
La lenga d'òc es una pintura, Ont i a una avelana, Una castanha, Una oliva
Es per aquò que m'agrada
(in Caminant, ed. Cardabelle)

Basilique saint Sernin

BASILIQUE SAINT SERNIN


L'église St-Sernin illumine le soir
D'une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose

Claude NOUGARO : "Toulouse"

abbey logo56(Reproduction de la notice distribuée aux touristes dans la basilique pour guider leur visite, éditée par le Comité de presse Saint-Sernin - 13, Place Saint-Sernin à 31000 TOULOUSE)
sant_sarnin

 

HISTORIQUE

La basilique Saint-Sernin est placée sous le vocable d'un saint martyr, Saturnin, le premier évêque et martyr de Toulouse, dans la première moitié du IIIe siècle. En 250, il mourut traîné par un taureau que l'on destinait à un sacrifice devant le temple du forum (l'actuelle place Esquirol). La rue du Taur et l'église Notre-Dame du Taur commémorent le parcours sanglant et la mort de saint Saturnin.
Une modeste basilique fut érigée au Ve siècle, au dessus de sa sépulture (le nom de saint Sernin est une transposition occitane de Saturnin). L'exceptionnelle popularité du martyr toulousain contribua vite à l'afflux des pélerins.
La communauté de chanoines qui assurait la garde des reliques se vit contrainte de voir très grand pour mieux accueillir les pèlerins. Ainsi fut élevée au XIe siècle la basilique actuelle. L'essor du pélerinage de Compostelle ne tarda pas à faire de Toulouse une étape incontournable. L'autel, le chevet et le transept furent consacrés en 1096 par le pape Urbain II. Mais la construction se poursuivit tout au long du XIIe siècle. Les constructeurs utilisèrent d'abord la pierre et la brique, jusqu'à la hauteur des tribunes. Mais la cherté de la pierre les contraignit à n'utiliser que la brique dans les parties hautes de l'édifice. Un magnifique cloître et une importante abbaye flanquaient le nord de la basilique. Tou fut rasé au-cours des premières années du XIXe siècle. Le musée des augustins recueillit alors une partie des sculptures.
Vers le milieu du XIXe siècle, l'architecte Viollet-le-Duc réalisa une longue série de restaurations. Elles furent reprises par le service des monuments historiques entre 1968 et 1998.

 

 

 

VISITE

 

chevet de la basilique saint Sernin

 

Il est préférable de commencer la visite à l'extérieur et par le ***chevet***. Il est dominé par un imposant clocher octogonal à cinq niveaux d'***arcs***. Une admirable harmonie se dégage de l'étagement des masses : les cinq chapelles ouvrant sur les bras du transept ... et la ligne continue des fenêtres des ***tribunes***.

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Dirigeons-nous vers le croisillon sud du ***transept***. Le double portail formant la "porte des comtes" présente un ensemble de ***chapiteaux*** caractéristiques des premiers balbutiements de la sculpture romane.
En allant de la droite vers la gauche, nous reconnaissons sur les deux premiers chapiteaux la parabole de Lazare et du riche (Luc 16 19-31). Sur le troisième chapiteau, un homme est assis entre deux monstres dévorant sa tête. Le dernier chapiteau de la porte de droite et le premier de la porte de gauche sont identiques et représentent un personnage central, les bras levés soutenus par deux hommes.
Les trois autres chapiteaux du portail de gauche sont consacrés aux supplices infernaux.
Avançons-nous jusqu'à la porte Miégeville qui donne accès à la nef de la basilique. Elle est précédée d'une porte Renaissance, seul vestige de l'enceinte qui entourait autrefois l'abbaye.
Le ***tympan*** de la porte Miègeville a pour thème l'ascension du Christ au milieu des anges. Au linteau, les apôtres lèvent la tête vers le ciel. De part et d'autre du tympan apparaissent deux hauts reliefs : à gauche, saint Jacques ; à droite, saint Pierre.
Les ***chapiteaux*** représentent, de droite à gauche : des lions emprisonnés dans des lianes ; Adam et Eve chassés du Paradis ; l'Annonciation et la Visitation ; le massacre des Saints Innocents.
Continuons jusqu'aux portes occidentales dont les ***chapiteaux*** sont ornés de lions enfermés dans des végétaux, et aussi de figures simiesques grimaçant dans une étrange forêt.
Franchissons maintenant le ***narthex*** pour admirer la beauté de la ***nef***. L'ampleur du vaisseau est absolument saisissante. Flanqué de doubles ***collatéraux*** qui lui donnent une largeur totale de 32 mètres 50, il se développe sur une longueur de douze ***travées***.
La ***voûte*** en ***plein cintre***, raidie par des ***arcs doubleaux*** retombant sur des demi-colonnes engagées, est contrebutée latéralement par les ***voûtes*** en quart de cercle des tribunes.
Mais cette force tranquille qui pacifie le visiteur de la maison de Dieu n'est pas le résultat du seul jeu abstrait de l'équerre et du compas. Elle résulte aussi du merveilleux travail de plusieurs génértions de sculpteurs, de peintres, d'orfèvres et d'ébénistes que nous allons peu à peu découvrir au fil de notre visite.
Laissant devant nous les ***stalles*** des chanoines (XVIIIe siècle), nous tournerons nos pas vers la gauche et pénètrerons dans le ***croisillon*** nord du transept. Les travaux de décapage intérieur (2ème moitié du XXe siècle) ont permis la découverte de freques romanes d'un intérêt tout à fait exceptionnel.
Le ***choeur***, fermé par une grille de fer forgé, a reçu au XVIIIe iècle un décor baroque destiné à glorifier la tombe de saint Saturnin.
Le moulage de l'autel, consacré en 1096 par Urbain II permet de se faire une idée de la beauté de l'original situé au centre du carré du transept.
Le parcours du ***déambulatoire*** permet d'admirer l'important ensemble de ***retables***, d'armoires et de reliquaires en bois peint et doré disposé entre les cinq ***chapelles***. Sur le mur intérieur du déambulatoire ont été fixés sept bas-reliefs de marbre : un Christ en majesté entouré d'un chérubin et d'un séraphin ; deux apôtres et deux anges. Ils sont de l'atelier de Bernard Gilduin, qui signa la table d'autel de 1096.
Les cryptes renferment de nombreux reliquaires et plusieurs pièces d'orfèvrerie, heureuses rescapées des réquisitions révolutionnaires. On remarquera la belle plastique des six statues d'apôtres en bois polychrome du XIVe siècle.

UNE IMPRESSIONNANTE UNITE D'OEUVRE

 

saint_sernin

 

Les travaux s'étalèrent de 1070 au XVIe siècle, et pourtant jamais on acheva les tours occidentales. L'édifice est d'une parfaite cohérence, puisque les constructeurs respectèrent le projet initial bien au-delà de la période romane. Par sa structure, Saint Sernin appartient à la famille des églises dites "à reliques et à pélerinages" : vaste nef flanquée de collatéraux, large transept saillant, choeur profond entouré d'un déambulatoire avec chapelles rayonnantes.
Longue de 115 mètres et large de 64 mètres (à la hauteur du ***transept***), Saint Sernin reste la plus grande basilique romane du monde encore debout ... et sans doute la plus belle.
Son clocher, de plan octogonal, révèle deux étapes de construction : une étape romane, reconnaissable à ses trois niveaux d'ouverture en ***plein cintre*** ; une étape gothique, avec ses deux niveaux d'ouvertures en ***arc en mitre***, surmontés d'une flèche sommée d'une croix dominant l'édifice à 65 mètres.
Le ***transept*** était accessible par chacun des croisillons. Seul a été conservé le double portail du croisillon sud appelé "porte des comtes", à cause de l' ***enfeu*** des comtes de Toulouse qui le flanque..
La porte Miègeville ouvre sur le flanc sud de la basilique. La porte restaurée, sur le flanc nord, donnait accès autrefois au cloître de l'abbaye. Sur la façade ouest, le corps central comprend un double portail surmonté de cinq arcs et d'une grande rose, qui aurait dû recevoir un ***remplage*** gothique si le massif occidental avait été achevé.

LA ROUTE DU SUD

Après la résurrection du Christ, les apôtres, ses disciples, partirent évangéliser le monde. L'évangélisation de la péninsule ibérique fut attribuée par la légende à saint Jacques.
Sa sépulture fut miraculeusement découverte, vers 820-830 en Galice, et les chrétiens d'Espagne firent de saint Jacques le porte drapeau de la reconquête des territoires occupés par les Maures musulmans.
Faire voeu de pélerinage, c'était se lancer dans une dangereuse aventure avec foi et courage. Les routes suivies étaient jalonnées de lieux sanctifiés par des reliques précieuses ou par des manifestations surnaturelles. Les pélerins de Compostelle étaient reconnaissables à leur bâton de marche (bourdon), et à la coquille qu'ils accrochaient à leur chapeau.
Venus de toute l'Europe, les chrétiens empruntaient l'un des quatre itinéraires principaux permettant de franchir les Pyrénées pour atteindre Compostelle.
Le plus méridional, partant de la vallée du Rhône, était appelé "Via Tolosana" à cause du passage obligatoire par Toulouse. Les chemins de pèlerinage ont été déclarés par le Conseil de l'Europe, en 1987, "premier itinéraire culturel européen". En 1998, ils ont été inscrits au patrimoine mondail de l'UNESCO sous la forme d'une série de monuments individuels d'une importante signification historique définissant le tracé des routes de pèlerinage en France (déjà l'Espagne avait obtenu en 1993 l'inscription du chemin de Saint-Jacques à partir des cols pyrénéens)..
De ce fait, la basilique Saint-Sernin est entrée dans le cercle prestigieux des monuments classés par l'UNESCO sur la route la plus méridionale vers Compostelle.

LES RELIQUES

Toute l'architecture et l'histoire de la basilique Saint-Sernin ne peuvent être comprises hors de deux réalités religieuses :

  • le pélerinage
  • le culte des reliques

Ceux-ci avaient pour but de célébrer et d'honorer les saints et, à travers eux, le Christ ressuscité.
La foi médiévale avait une forte percetpion de la réalité du péché. Une grande préoccupation de la mentalité religieuse était pour chacun de faire son salut, malgré ses péchés, et de passer, au moment de sa mort, de ce monde en paradis, évitant la damnation éternelle.
Les pélerinages et la vénération dont étaient entourées les reliques pouvaient être un moyen d'expier des fautes parfois lourdes. Ils avaient le plus souvent pour but de solliciter la protection et l'intercession puissante des saints les plus réputés et les plus populaires, à l'occasion de toutes les circonstances importantes de la vie, ainsi que de remercier pour un bienfait obtenu.

Le Déambulatoire :

La basilique Saint-Sernin fait donc partie de ce type d'églises que l'on appelle "église de pélerinage", par son plan caractéristique : deux doubles collatéraux de part et d'autre de la nef centrale, puis un déambulatoire, dispositif permettant la circulation des pélerins sans perturber les offices des chanoines. Le déambulatoire, au chevet de l'église, entoure le tombeau de saint Saturnin élevé sous le baldaquin baroque qui remplaça, au milieu du  XVIIIe  un premier baldaquin gothique élevé au XIIIe siècle.

Le "Tour des Corps Saints"

Ce déambulatoire, dont les piliers et les colonnes s'ornent de chapiteaux les plus anciens de la basilique, est appelé "tour des corps saints" car il présente à la vénération des fidèles une part des nombreuses et précieuses reliques que possède la basilique. Dans le mur extérieur des six travées du déambulatoire, entre les cinq chapelles rayonnantes, ont été creusées des niches destinées à accueillir les reliques des saints les plus populaires. Les armoires sculptées et dorées, installées au XVIIe siècle dans les chapelles voisines, renferment les reliquaires de ces mêmes saints. La chapelle d'axe, dédiée au Saint-Esprit conserve des statues du XVIIe siècle et un autel de Viollet-le-Duc.
En face, sur le mur extérieur de la crypte, ont été encastrés sept bas reliefs de marbre : un séraphin et un chérubin, ainsi que deux apôtres et deux anges encadrent un exceptionnel Christ en majesté entouré des symbôles des quatre évangélistes. Ce bas-relief, dont le style s'inspire des ivoires carolingiens, est contemporain du maître-autel roman consacré en 1096.

Les cryptes

La plupart des reliquaires et des oeuvres d'orfèvrerie constituant le trésor de Saint Sernin ont disparu pendant la révolution. On trouvera cependant dans la crypte supérieure la châsse de saint Honoré en cuivre argenté, vers 1517.
En face sont rassemblés les objets les plus anciens du trésor : notamment le reliquaire de saint Saturnin (début du XIIIe siècle) et le reliquaire de la Vraie Croix, en émail de Limoges (fin XIIe siècle).
La crypte inférieure présente dans ses six chapelles les châsses de plusieurs apôtres, de saint Edmond et de saint Gilles, ainsi que le reliquaire de la Sainte Epine. Dans les quatre vitrines murales on pourra voir les diverses pièces d'orfèvrerie religieuse du XIXe siècle. Au bas de l'escalier sont placées six statues d'apôtres en bois polychrome, datant du XIVe siècle.

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patrimoine56La Basilique Saint-Sernin est le plus grand édifice roman existant (115m x 60m), le plus beau certainement tant il a conservé au fil de ses dix siècles d'existence l'unité stylistique héritée de ses concepteurs anonymes, dont les plans initiaux ont toujours été respectés ; en sus, le matériau utilisé par mesure d'économie pour ses étagements supérieurs, la brique rouge de Toulouse, lui procure cette prégnante luminosité intérieure nimbée de douceur rosatre à nulle autre pareille, que Claude Nougaro a su rendre par ses vers sublimes dans son ode à Toulouse :

 

"L'église St-Sernin illumine le soir
D'une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose"


peintures_romanes

La Basilique est si riche que sa visite peut-être abordée selon diverses thématiques :

  • pour l'architecte, par l'équilibre parfait, l'harmonie, la simplicité et le raffinement de ses formes et dimensions, le refus de tout excès, produisant cette impression de sérénité, d'apaisement , de calme infini commun aux édifices romans ;
  • pour le croyant et le pèlerin de saint Jacques, c'est l'édifice sacré renfermant le plus de reliques sacrées et de saints de tout l'occident chrétien ;
  • pour l'historien d'art, c'est un musée unique de la sculpture romane, alliant les représentations héritées des camées carolingiens du déambulatoire, aux premières et maladroites sculptures romanes de la porte des Comtes, jusqu'au roman accompli et maîtrisé de la porte Miègeville dont les chapiteaux et le tympan, véritables bandes dessinées pour l'édification des pèlerins de saint Jacques parlaient si bien à nos lointains ancêtres et dont nous avons perdu le sens aujourd'hui
  • pour le peintre, c'est l'écrin de peintures romanes visibles encore aujourd'hui et que le temps efface aussi sûrement qu'inéluctablement.

Elles ont la spécifité de se trouver sur le côté septentrional de l'édifice, plus particulièrement dans la nef ou à proximité de la nef.

Emplacement des peintures romanes dans la basilique

 

C'est le cas pour les deux premières que nous allons découvrir, qui se trouvent sur les deux dernières piles qui séparent les collatéraux ; ces deux peintures, d'égale dimension, se font face à une hauteur importante. Elles sont datées approximativement de l'année 1140 ; côté occidental, nous trouvons le fameux "Noli me tangere"

 

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"Noli me tangere", "Ne me touche pas", sont les paroles du Christ ressuscité lorsqu'il aparaît à Marie-Madeleine. Dans la peinture religieuse, les "Noli me tangere" sont un classique, une figure de style académique auquel les plus grands peintres, du Giotto à Titien, se sont essayés au-cours des siècles.

Celui de Saint-Sernin est infiniment modeste ; en sus, les couleurs disparaissent et le dessin s'efface. Malgré les très nombreuses photos prises, avec ou sans aide de lumière artificielle, l'outrage de dix siècles semble irrémédiable. On distingue bien cependant les pieds rentrants et dansants du Christ ; les spécialistes rapprochent ce style à l'art du sculpteur Gilabertus qui fut actif au XIIe siècle dans le cloître de la Cathédrale Saint-Etienne.

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La seconde oeuvre, côté oriental, représente un ange assis sur un nuage.

La plus vaste des peintures murales romanes de Saint-Sernin se trouve sur le croisillon nord du transept. Elle aurait été peinte vers 1180 ; c'est une très vaste composition haute de 7 m 75 sur 3 m 30 de large ; en cinq tableaux superposés, elle traite du thème de la résurrection :

 

 

 

peinture romane basilique saint Sernin

 

 

  • le premier tableau, en bas, à droite de la porte d'un escalier d'accès aux tribunes,traite de la mort de Jésus, figuré par deux soldats gardant le tombeau dans lequel le corps a été placé après sa mort sur la croix. On ne distingue plus désormais que les boucliers des soldats.
  • mort

  • le second traite de la résurrection : le matin de Pâques, les Saintes Femmes (Marie, mère de Jacques ; Salomé et Marie-Madeleine) viennent oindre d'huile le corps du Christ. L'Ange de la résurrection leur montre le tombeau vide
  • resurrection

  • la troisième composition est relative à l'annonce de la venue d'un Messie : Jérémie à droite, Isaïe (?) à gauche, deux prophètes de l'ancien testament qui ont annoncé la venue d'un Messie pour sauver le peuple hébreu, adorent l'image du Christ ressuscité au-dessus d'eux
  • prophetes

  • le quatrième tableau représente au centre le Christ ressuscité, en majesté dans une mandorle, tel qu'on le retrouve sur le bas relief du déambulatoire, présentant le Livre ; de part et d'autre, alpha et oméga rappellent qu'il est principe et fin de toute chose. Il est entouré de deux personnages sacrés, auréolés de lumière : Marie, sa mère, symbôle de l'incarnation et Jean-Baptiste, son cousin, prophète qui a annoncé la venue du Messie et a l'a baptisé dans le Jourdain, symbôle de rédemption.
  • majeste

  • le cinquième thème n'est plus visible ; il représentait deux anges agenouillés, témoins de la Résurrection, qui entouraient une image du Christ ressuscité, effacée également.
Toujours dans le collatéral ouest, dans l'angle où est exposé l'original du sarcophage paléochrétien dit "du Comte de Toulouse Guillaume Taillefer" (fin du IVe - début Ve), dans une niche, protégé par une vitrine, est présenté un portrait de saint Augustin donnant sa règle monastique. Il ornait, nous dit-on, initialement une niche du cloître ; bien que le temps le dissolve peu à peu, une représentation ancienne nous indique que saint Augustin est accompagné par deux clercs tonsurés : l'un porte la crosse épiscopale, l'autre,  dont on ne devine plus qu'un pupitre, écrivait sous la dictée du saint.

Derrière le sarcophage, très peu visible, les restes d'une importante crucifxion.

augustin   augustin1   crucifixion
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A Toulouse, la basilique Saint-Sernin, au même titre que l'abbaye des Jacobins, la Cathédrale Saint-Etienne ou l'Hôtel Dieu Saint Jacques restent toujours aujourd'hui des haltes jacquaires éminentes, essentielles et prestigieuses, d'un très haut niveau spirituel pour les pélerins empruntant la "via Tolosana" (la plus au sud, reliant Arles à Saint Jacques via Auch et le col du Somport), tant par la qualité monumentale et spectaculaire de l'architecture des bâtiments des XIe et XIIe siècle, que par le renom des saintes et saints dont elles recèlent les reliques.

Certains pélerins s'efforcent de faire des films vidéo de ces merveilles et de nous les faire partager ; les deux films qui suivent se trouvent sur "YouTube" et sont très complets. Le premier traite des abords et de l'intérieur de la basilique Saint-Sernin, le second est spécificiquement consacré à la crypte.

Des détails supplémentaires peuvent être découverts sur le site de l'auteur, à l'adresse : http://vppyr.free.fr/

La basilique Saint-Sernin

 

La crypte de la basilique

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